Fragment 490162

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Pantagruelion,

Original French:  Pantagruelion,

Modern French:  Pantagruelion,



Notes

Cannabis

Dioscorides 3.165 Kannabis Emeros. Cannabis [some call it Cannabium, some Schoenostrophon, some Asterion, ye Romans Cannabis] is a plant of much use in this life for ye twistings of very strong ropes, it bears leaves like to the Ash, of a bad scent, long stalks, empty, a round seed, which being eaten of much doth quench geniture, but being juiced when it is green is good for the pains of the ears.

Dioscorides, Pedanius (c. 40–90 AD), Les Six Livres de Pedacion Dioscoride d’anazarbe de la Matiere Medicinal, translatez de Latin en Francois. Translatez de Latin en Francois. D. Martin Mathee, translator. Lyon: Thibault Payan, 1559. 3.165. Google Books

pantagruélion

Nom plaisant donné par Rabelais au chanvre, parce que, Pantagruel représentant un roi de France, probablement Henri Il, et la corde de chanvre servant à pendre, le pantagruélion figurait un droit régalien.

Littré, Émile (1801–1881), Dictionnaire de la langue française. Paris: Hachette, 1872-1877. Dictionnaire vivant de la langue française

Canapus

Canapus

Schöffer, Peter (ca. 1425–ca. 1502.), [R]ogatu plurimo[rum] inopu[m] num[m]o[rum] egentiu[m] appotecas refuta[n]tiu[m] occasione illa, q[uia] necessaria ibide[m] ad corp[us] egru[m] specta[n]tia su[n]t cara simplicia et composita. Mainz: 1484. plate 48. Botanicus

Cannabis

Cannabis

Cannabis sativa L.
Ancient Greek: kannabis
English:hemp
French: chanvre
German: Hanfkraut

Laguna, Andres (ca. 1511 – 1559), Annotationes in Dioscoridem Anazarbeum … iuxta vetustissimorum codicum fidem elaboratae.. Lyon: Apud Gulielmum Rovillium, 1554. p. 369. Smithsonian Libraries

Cannabis sativa

Cannabis sativa

Merian, Matthäus (1593–1650), Fruchtbringenden Gesellschaft. 1646. t. 231. Plantillustrations.org

Images of Cannabis from herbals

Cannabis sativa L.
Bhanga, Churrus, Gangika, Grass, Hashish, hemp, Marihuana, Pot
sativus,-a,-um; from L. sativus (from serere [sat], to saw, to plant), sown, planted: i.e. not wild, cultivated.

Web. Web

In praise of hemp-seed

The Profits arising by Hemp-seed are
Cloathing, Food, Fishing, Shipping,
Pleasure, Profit, Justice, Whipping.

Taylor, John, The Praise of Hemp-Seed. With the Voyage of Mr. Roger Bird and the Writer hereof, in a Boat of browne-Paper, from London to Quinborough in Kent.. 1630. Folio Part III, page 60. Renascence Editions

pantagruelion

C’est le chanvre, dont Rabelais va donner une description aussi élégante que circonstanciée. Voyez l’Eclaircissement qui est à la fin du chap L.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Le Rabelais moderne, ou les Œuvres de Rabelais mises à la portée de la plupart des lecteurs. François-Marie de Marsy (1714-1763), editor. Amsterdam: J.-F. Bernard, 1752. p. 140. Google Books

Œuvres ed. Esmangart

Ou plutôt Achœus. Ce roi de Lydie, fut pendu sur les rives du Pactole, selon Ovide dans le poëme d’Ibis, pas ses sujets, qui s’étoient révoltés contre lui, parceqi’il avoit volu établie sur eux de nouveaux impôts. Rabelais auroit pu en effet ajouter bien d’autres personnages de l’antiquité, historiques ou fabuleux, qui s’étoient pendus, entre autres Antigone et Menon; mais les huit qu’il nomme sont plus que suffisants pour éclaircir sa pensée, et prouver que le pantagruélion est la corde qui a été substituée de son temps à la hart, pour pendre ceux à qui Dieu avoit refusé la grace de croire à l’infaillibilité du pape, et qui lui préféroient celle de l’Évangile.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Rabelais (Edition Variorum). Tome Cinquième. Charles Esmangart (1736–1793), editor. Paris: Chez Dalibon, 1823. p. 275. Google Books

Pliny’s account of flax

See the entry for Lin, flax, for Pliny’s account of flax that inspired much of Rabelais’s account of hemp.

Pliny the Elder (23–79 AD), The Natural History. Volume 5: Books 17–19. Harris Rackham (1868–1944), translator. Cambridge, Massachusetts: Harvard University Press, 1950. 19. Loeb Classical Library

son herbe Pantagruelion

Le chanvre, entant que c’est de cette herbe que se fait la corde qui sert à étrangler les malheureux qu’on attache au gibet. Comme le supplice de la hard est beaucoup plus ancien en France que le régne de François I il faut que Rabelais ait donné au chanvre le nom de Pantagruelion par rapport à ce que ce fut sous ce Prince que ce supplice commença d’être mis en usage contre les Luthériens ou Protestans François, qu’on élevoit au gibet avec une poulie, pour ainsi guidez les paire périr par la Flamme & par la fumée du feu qu’on allumoit sous eux. Rabelais, qui n’osoit s’expliquer sur ce qu’il pensoit d’une telle inhumanité, dit que Pantagruel tenoit à la gorge ces misérables, & qu’en cet état ils se plaignoient de la maniére insupportable dont il leur chauffoit le tison.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Maitre François Rabelais. Publiées sous le titre de : Faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel, avec la Prognostication pantagrueline, l’épître de Limosin, la Crême philosophale et deux épîtres à deux vieilles de moeurs et d’humeurs différentes. Nouvelle édition, où l’on a ajouté des remarques historiques et critiques. Tome Troisieme. Jacob Le Duchat (1658–1735), editor. Amsterdam: Henri Bordesius, 1711. p. 253. Google Books

Pantagruelion

Hemp: In as much as it is of that Plant the Cord is made of which is used for the strangling those who are so unhappy to be Gibbeted. As the punishment of the Har (a Withy of freen Sticks; the Band of a Faggot; See Cotgrave, who says, Malefactors in old time were, and at this Day in some barbarous Countries are, hang’d with Withies). As, I say, the Punishment of the Har is much anchienter in France than the Reign of Francis 1st. Rabelais must have given Hemp the name of Pantagruelion in regard it was in that Prince’s time this Punishment began to be exercis’d on the Lutherans or French Protestants, who were hoisted up to the top of a Gibbet with a Pully, and there left to hang till they were burnt or smother’d with the Fire that was kindled under them. Rabelais, who durst not speak out his Thoughts of such a piece of Inhumanity, says, that Pantagruel held these poor People by the Throat, and that in this Condition they woefully lamented the insupportable manner in which they were put to Death.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), The Works of Francis Rabelais, M.D. The Third Book. Now carefully revised, and compared throughout with the late new edition of M. Le du Chat. John Ozell (d. 1743), editor. London: J. Brindley, 1737. p. 336.

Pantagruelion

«…son herbe pantagruelion,» dont ce chapitre et les trois suivants contiennent une description aussi élégante que circonstanciée. Par cette description on voit que cette herbe est le chanvre dont on fait la corde qui tient à la gorge les pendus, et qui servit à étrangler, sous François Ier, tant de prétendus hérétiquews qui avoient le malheur de s’en tenir à l’Évangile, et de suivre le culte de la primitive église.
Outre la nécessité dont on sait qu’est le chanvre dans la marine pour les cordages et les voiles, l’histoire nous apprend que jamais en France l’useage de la corde et du gibet n’a été plus fréquent que sous François Ier, contre les luthériens et les calvinistes: ce que fait dire à l’auteur, chapite LI, fort plaisamment, du pantagruélion de Pantagruel, que c’est une plant dont il est l’inventeur. C’est en effet sous François Ier que l’on commença à servir de la corde de chanvre, au lieu de la hart, pour pendre les criminels, ou au moins les condamnés. Rabelais a même la hardiesse (livre V, chapitre xvi ou xviii) de faire à ce prince le reproche de se complaire au milieu des potences et des gibets, en disant: «Voyant Gaigne-beaucoup, que Pantagruel s’amusoyt a cela…» Aussi ce dernier livre n’a-t-il été publié qu’après sa mort. François Ier venoit de s’amuser à ces passe-temps d’une manière bien cruelle.
«Pendant que l’on s’assembloit à Trente, dit fra Paoloi, historien contemporain, page 110, pour extirper l’hérésie par la voie du concile, en France, l’on employoit les armes contre un reste de Vaudois qui vivoient retirés dans les montagnes de Provence, séparees de l’obéissance de l’église romaine…. Il y avoit quelques années que le parlement d’Aix avoit prononcé un arrêt contre eux; [note: Lequel portoit que les pères de famille seroient brùlés vifs, leurs biens, femmes et enfants, confisqueés, leurs maisons rasées, les arbres de leurs jardins arrachés, avec défense de prendre à ferme les terres de ceux qui seroient de la race ou du nom des accusés] mais comme il ne s’étoit point encore exécuté, le roi commanda en ce temps-là (en 1545) de le faire [note: Sur ce que d’Oppède lui fit accroire que sieze mille de ces Vaudois se saisir de Marseille]. Le président ayant ramassé tout ce qu’il put de soldats des lieux circonvoisins, et de l’état d’Avignon, marcha, les armes à la main, contre ces misérables qui, n’en ayant point, ne songeoient qu’à s’enfuir (ou à souffrir le martyre comme les premiers chrétiens). On ne parla point ne de les enseigner, ni de les exhorter à quitter leurs opinions; mail l’on mit tout à feu et à sang, sans nulle distinction d’âge, de sexe, ni de qualité; on rasa les villes de Cabrières et de Mérindol, avec tout les lieux d’alentour; il y eut plus de quatre mille personnes massacrées. Cruauté d’autant plus horrible que ces pauvres gens ne se défendoient que par les prières, les larmes, et les gémissements.»
[Note: Francois Ier, touché de repentir, ordonna, en mourant, à Henri II de faire la recherche de cette affaire. La cause fut portée au parlement de Paris. Guérin, avocat-général de Provence, fut condamné à mort, faute d’amis à la cour…]
«Le Languedoc, la Provence, et les provinces adjacentes, dit Anquetil, à l’année 1545, virent s’élever des temples rivaux des églises catholiques. Alors François Ier donna permission d’employerr contre eux le secours des armes. Elle fut accordée à la sollicitation du baron d’Oppède, premier président du parlement d’Aix, homme violent et sanguinaire, qui fit revivre un arrêt de ce parlement, rendu cinq ans auparavant, contre un population de plusieurs milliers de Vaudois qui étoient établis sur les confins de la Provence et du Comtat, et réfugiés depuis trois cents ans dans les gorges des montagnes qui séparent le Daphiné du Piémont, et entrés depuis peu en communion avec les calvinistes.» «Tout étoit horrible et cruel dans la sentence qui fut prononcée contre eux, dit l’historien de Thou, et tout fut plus horrible et plus cruel encore dans l’exécution. Vingt-deux bourgs ou villages furent brûlés ou saccagés avec une inhumanité dont l’histoire des peuples le plus barbares présente à peine des examples. Les malheureux habitants, surpris pendant la nuit, et poursuivis des rochers en rochers à la lueur des feux qui consumoient leurs maisons, n’évitoient souvent une embûche que pour tomber dans une autre: les cris pitoyables des vieillards, des femmes, et des enfants, loin d’amoillir le coeur des soldats forcenés de rage comme leurs chefs, ne faisoient que les mettre sur la trace des fugitifs, et marquer les endroits où ils devoient porter leur furerur.»
«La reddition volontaire n’exemptoit ni les hommes du supplice, ni les femmes des plus affreuses violences; il étoit défendu, sous piene de mort, de leur accorder aucune retraite. A Cabrières, une des villes principales de ce canton, on égorgea plus de sept cents hommes de sanfg-froid, et toutes les femmes restées dans les maisons furent enfermées dans un grenie pleid de paille auquelle on mit le feu: celles qui tentoient de s’échapper par les fenêtresm étoient repoussées à coups de crocs et de piques. Ainsi se préparènt les fureurs qui ont couvert la France d’échafauds, de bûchers, de gibets, et de ruines ensanglantées. On n’étoit point encore accoutumé à ces horribles proscriptions, devenues si communes sous les règnes suivantes. Les cris des malheureux, si cruellement traités, parvinrent aux oreilles du roi, mais y parvinrent trop tard. Is se repentit d’avoit donné son consentement à l’exécution de cet arrêt sanguinaire, qu’il suspendit quelque temps. Mais n’avoit-il pas lui-même encouragé ces barbaries, en autorisant les supplices par sa présence? Il est rare que les subalternes n’excèdent pas, quand les chefs donnent eux-mêmes l’example.»
A peine Henri II lui-même fut monté sur le trôbe qu’il renouvela, en 1547, les édits barbare de son père contre les protestants: «Il les fit exécuer, continue Anquetil à l’année 1548, jusque sous ses yeux; et les bûchers, qui consumèrent une foule de malheureux en divers quartiers de Paris, entrèrent dans l’ordinnance des fêtes qui furent données à l’occasion de son entrée solennelle et de celle de la reine dans la capitale.»

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Rabelais (Edition Variorum). Tome Cinquième. Charles Esmangart (1736–1793), editor. Paris: Chez Dalibon, 1823. p. 245. Google Books

Commentaire Historique au Chapitre LI

Par le détail très circonstancié que donne ici l’autheur, des effets et propriétés merveilleuses du pantagruélion, il ne laisse aucun doute sur ce que nous avons dit que cette herbe étoit le chanvre. La mention de la cuscute et les expressions suivantes, relatives au pantagruélion, suffiroirent seules pour le prouver.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Rabelais (Edition Variorum). Tome Cinquième. Charles Esmangart (1736–1793), editor. Paris: Chez Dalibon, 1823. p. 272. Google Books

Chanvre

Bernier et Le Motteux ont reconnu aussi le chanvre dans le pantagruélion, mais c’est tout. «Les chaptires suivants, avec toutes leurs obscurités apparentes, dit le premier, ne sont qu’une description du chanvre, et de l’utilité de cette plante, qu’il a plu à notre docteur appeler pantagruélion’ à quoi il ajoute une dissertation sur l’alun de plume, l’asbeste, et semblables matières, et phosphores prétendus incombustibles; sur quoi les curieux peuvent consulter le dictionnaire de Furetière au mot Phosphore
«La curieuse et agréable discription du chanvre, sous le nom de pantagruélion, dit Le Motteux, fait la clôture du livre III.» Et voilà tout ce qu’il en dit. «Toutes ces remarques, ajoute-t-il, sur ces trois livres, traduit par le chevalier Thomas Urquhart, ont été faites pour accompagner une édiion qui étoit prête à publiée, lorsque je fus prié de mettre le main à l’ouvrage: sans cela j’aurais pu les distribuer à la fin de chaque chapitre, et donner un commentaire plus exact. Je me flatte cependant d’en avoir assez dit pour faire voir que, généralement parlant, ce qui paroît d’abord trivial et buffon dans Rabelais, se trouve grave et important lorsqu’on l’a bien examiné; mais ne ne prétends point après tout ériger mes conjectures en vérités incontestables; et ne les soumets avec d’autant plus d’humilité au jugement des savants, qu’il s’agit d’un auteur que personne encore n’a entrepris d’expliquer, quoique tout le monde depuis si longtemps l’ait lu avec admiration.»
Une autre interprète dans le pantagruélion, et dans la réclamation des cloches du chapitre xix du livre I, une allusion au supplice de la corde, et à l’enlèvement des cloches, dont fut punie la révolte de la Guyenne pour la gabelle. Mais cette révolte n’éclata qu’en 1548, et Rabelais écrivoit ou imprimoit son premier livre en 1533, et son troisième en 1546. «Le pantagruélion, dit-il, n’est, comme on le verra par la suite, que le chanvre si singulièrement fatal aux malheureux révoltés de la Guyenne. (Voy. liv. I, chap. xix.) Écoutons l’histoire à ce sujet: «On dressa sur la place de l’Hôtel-de-ville de Bordeaux grand nombre de potences et d’échafauds, où cent bourgeois des plus apparents furent successivement exécutés. La ville entière fit déclarée atteinte et convaincue de félonie, et condamnée en conséquence à perdre tous ses privilèges, ses cloches, etc.» Voyez Garnier, tome XXVI, pages 164.»

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Rabelais (Edition Variorum). Tome Cinquième. Charles Esmangart (1736–1793), editor. Paris: Chez Dalibon, 1823. p. 254. Google Books

gibbet

A gibbet, gallow-tree, paire of gallowes; (In France all Gentlemen that have Haute Justice, have also (or may have) gibbets (for the executing of malefactors) within their territories, though (ordinarily) with some differences in making, or fashion, according to their differences in estate, or dignity; for the gibbet of the (simple) high Justicier hath but two pillers; the Lord Chattelaines, three; the Barons, foure; the Earls, six; and the Dukes, eight; And yet these differences are more precise than generall; for all customes agree not in them.)

Cotgrave, Randle (–1634?), A Dictionarie of the French and English Tongue. London: Adam Islip, 1611. PBM

Pantagruelion

The idea and even the plan of this description of hemp was suggested to Rabelais by Pliny’s description of linen at the beginning of Book 19 of Natural History.

Pantagruelion. nom plaisante donné par R au chanvre, parce que, Pantagruel représentant un roi de France, probablement Henri II, et la corde de chanvre servant à pendre, le pantagruelion figurain un doit régalien. Cannabis, Gk kannabis, hemp

Screech notes, “Here begins the Enigma of Pantagruelion, enigmatic encomium of hemp and of linen, treated as a single plant. The confusion of these plants is not due to Rabelais himself, but to Pliny, principal source of the erudition of these chapters. The commentators defend Pliny on this point.”

Thus Etienne de l’Aisgue, in his Commentaria in omnes Plinii libros, calls “trop tete” (pig headed, cervicosior) those who would reproach Pliny for this confusion. He adds,

Expendat hic lector rerum reconditiorum studiosissimus, lini appellationes in Graecis auxisse ancipitem et aequivocam signifactionem: significat enim illis lignum, plantam, et quae ex ea in filum ducta ad vite usum fiunt pene infinita, in eorum scriptoribus aliis ubique nota.

All savants of the era understood that Rabelais did not choose these plants by chance. In exulting hemp-linen, Rabelais reestablished a deification. Pliny himself treated them as a natural miracle.

Polydore Vergile, De Inventoribus rerum, 3.6, begins his consideration of these plants with the words, Mille lini usus sunt.

Jerome Tragus, De Sturpium nomenclaturis (Strasbourg, 1552), 1.335, goes as far as saying,

Linum magnae est utilitatis, sed in multis et varris modis incommodat, quae omina ordine describere nulli hominum possibile existimo posteaquam novis subinde artibus Linum praebet.

Dioscorides, Greek Herbal. 2.125 Linon [Linum usitatissimum, flax]. Linum [Somme call it Linocalamis, somme Anion, some Linon agrion, the Romanes Linomyrum, the Africanes Zeraphis] is commonly known, but the seed hath ye same power to Foenigraes discussing and millifying all inflammation inwardly & outwardly…

Gerard 2.78. Of Garden flaxe. Pliny saith that it is to be sowne in gravelly places, especcially in furrowes: and that it burneth the ground, and maketh it worser: which thing also Virgil testifieth in his Gerogickes. In English thus: Flaxe and Otes sowne consume The moisture of a fertile field: The same worketh Poppy, whose Juyce a deadly sleepe doth yeeld. Flaxe is sowne in the spring, it floureth in June and July. After it is cut down (as Pliny lib 19. cap 1 saith) the stalks are put into the water, subject to the heat of the Sun, & some weight laid on them to be steeped therein; the loosenes of the rinde is a signe when it is well steeped: then it is taken up and dried in the Sun, and after used as most hiswives can tell better than my selfe.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Le Tiers Livre. Edition critique. Michael A. Screech (b. 1926), editor. Paris-Genève: Librarie Droz, 1964.

Pantagruelion

C’est le chanvre avec lequel on fabriquoit la corde des potences.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de F. Rabelais. Nouvelle edition augmentée de plusieurs extraits des chroniques admirables du puissant roi Gargantua… et accompagnée de notes explicatives…. L. Jacob (pseud. of Paul Lacroix) (1806–1884), editor. Paris: Charpentier, 1840. p. 304.

Pantagruelion

C’est le chanvre (Cannabis sativa L.) que Rabelais va décrir sous le nom de Pantagruelion. L’idée et le plan même de cette description du chanvre lui ont été suggérés par celle que Pline a donnée du lin au début du l. XIX de son Hist nat. V. Plattard, L’Œuvre de R., p. 154-164. (Paul Delaunay)

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Oeuvres. Édition critique. Tome Cinquieme: Tiers Livre. Abel Lefranc (1863-1952), editor. Paris: Librairie Ancienne Honoré Champion, 1931. p. 339. Internet Archive

Pantagruelion

On sait que l’épisode du Pantagruelion s’appuie sur l’éloge du lin qui ouvre le XIXe livre de l’Histoire Naturelle de Pline. On est cependant en droit de se demander si l’écrivain n’a pas été poussé par une circonstance speciale à composer ces chapitres célèbres. Nous avon eu déjà l’occasion de faire remarquer que le père de Rabeials avait possédé des « chenevreaux » et que le pays tourangeau a été souvent cité comme l’une des régions les plus favorables à cette plante textile. Toutefois, un rapprochement de ce genre ne suffit pas à expliquer le prestigieux éloge du chanvre qui termine le Tiers Livre. Y aurait-il, dans ces pages, un écho de projets contemporains relatifs à un développement de cette culture, devenu désirable en raison de nouveaux besoins économiques ? Un pareil opportunisme cadrerait assez bien avec les habitudes du conteur. L’histoire culturale et industrielle du règen de François Ier n’a pas encore livré tous ses secrets. Aussi ne craignons-nous pas de risquer l’hypothèse, bien que les faits actuellement connus ne nous fixent pas sur son degré de vraisemblance.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Oeuvres. Édition critique. Tome Cinquieme: Tiers Livre. Abel Lefranc (1863-1952), editor. Paris: Librairie Ancienne Honoré Champion, 1931. Introduction, p. c. Internet Archive

Pantagreulion

Rabelais déploie toute sa verve dans cet éloge d’une herbe extraordinaire, dans laquelle les commentateurs ont reconnu le chanvre, confondu avec le lin depuis l’Histoire naturelle de Pline. Le naturaliste latin présentait lui-même le chanvre comme un «miracle naturel». Les lecteurs de Pline au XVIe siècle pouvient donc trouve un certain plaisir à voire Rabelais développer avec emphase les mérite de cette plante en s’inspirant de près du texte latin. L’eloge d’une plante faisait partie des catégories traditionnelles, et la forme énigmatique (cf. la fin du Gargantua: Énigme en prophétie) était fort goûtée. Sur l’interprétation symbolique de cet éloge, on consultera l’Introduction de M. A. Screech, et l’étude de V.-L. Saulnier (E. R., éd Droz, 1956). Le Pantagruelion en effet n’est pas seulement le chanvre, mais le symbole de la sagesse pantagruélique.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Le Tiers Livre. Pierre Michel, editor. Paris: Gallimard, 1966. p. 552.

Pantagruelion

[Pantagruel] commenca à armer ses navires et il y fit notamment charger une grande quantité de l’herbe pantagruélion. Qu’est-ce que cette herbe pantagruélion? A en juger par la description que Rabelais nous en fait, s’est le chanvre. En quatre chapitres, l’autheur en définit les caractères, en expose les divers usages, en exalte les propriétés, en recommande les vertus. Et, dans ce morceau qui termine son troisième livre, il se montre botaniste exant autant qu’enthousiaste. Ce grand homme peut être cité parmi les créateurs de la botanique, car, le premier, il eut quelque idée du sex des plantes.

France, Anatole (1844–1924), Rabelais. Paris: Calmann-Lévy, 1928. p. 156. Gallica

Pantagruellion

Pantagrueliste. A Pantagruellist; a merrie Greeke, faithfull drunkard, good fellow.
Pantagruellion. Hempe. Rab.
Pantais: m. The Pantasse, or Pantais; difficultie of breathing, (in Hawkes, etc.)

Cotgrave, Randle (–1634?), A Dictionarie of the French and English Tongue. London: Adam Islip, 1611. PBM

Plan of the Tiers Livre

Duval, Edwin M., The design of Rabelais’s Tiers Livre de Pantagruel. Genève: Droz, 1997. Google Books

pantagruélion

Mais qu’en est-il de l’éloge du Pantagruélion ? Il est assez lâchement relié au propos, comme si un détail des préparatifs de l’expédition était soudain monté en épingle, au point de se substituer à tout le reste. Notons qu’il en va un peu de même à la fin du Gargantua, où le roi pourvoit ses compagnons qui ont participé à la victoire et, venant à frère Jean, lui propose une abbaye, que celui-ci refuse, préférant en fonder une « à son devis » : c’est de là que naît la vaste séquence de l’abbaye de Thélème, qui n’occupe pas moins de sept chapitres. De ces deux séquences, celle de Thélème et celle du Pantagruélion, on a, du reste, souvent noté l’écriture linéaire et énumérative, le style un peu terne, bien différent de l’habituelle verve rabelaisienne. Laissons les problèmes d’interprétation que pose la séquence de Thélème. Celle du Pantagruélion n’en pose pas moins, peut-être davantage. N’entrons pas dans l’examen des interprétations qui en ont été proposées. Peut-être faut-il, en effet, se demander d’abord si l’auteur n’est pas en train de mettre le lecteur en situation d’interprète, en ne lui offrant qu’un indice, le nom même de la plante qui renvoie à Pantagruel, son « inventeur », rapport multiplement fondé, lui dit l’auteur, qui pourtant commence en contestant qu’on ait le droit de passer simplement de l’un à l’autre (p. 461). Sous peine de poser qu’un développement d’histoire naturelle sans rapport avec l’histoire du Tiers Livre s’est égaré dans celui-ci, nous sommes requis de lui chercher un sens second (allégorique, si l’on veut), c’est-à-dire de courir nous-même le risque de l’interprétation. Nous voici à notre tour dans l’état de Panurge.

Céard, Jean, Présentation du Tiers Livre. 2006. Vox Poetica

Pantagruelion

Pantagruelion. [French pantagruélion] A humorous name given by Rabelais to hemp, as the source of the hangman’s rope.

1857 Kingsley Two Years Ago x, An immediate external application… of that famous herb Pantagruelion, cure for all public ills and private woes.


hemp

1. hemp (hEmp), sb. Forms: 1 h©°nep, henep, 4- hemp, (4-7 hempe, 6 hemppe). [OE. he&hook.nep, h©°nep = OLG. *hanap, *hanip, MDutch and Dutch hennep, LG. hemp, OHG. hanaf, -if, -uf (MHG. hanef, Ger. hanf), ONor. hampr (Sw. hampa, Da. hamp):-OTeut. *hanpi-z, *hanapi-z, cogn. with Gr. ka¢nnabij, L. cannabis: cf. also Lith. kanaps, OSlav. konoplja, Pers. kanab. The word is perh. not Aryan, but adopted in Greek, Germanic, etc. from some common source.]

1 An annual herbaceous plant, Cannabis sativa, N.O. Urticace, a native of Western and Central Asia, cultivated for its valuable fibre. It is a dioecious plant, of which the female is more vigorous and long-lived than the male, whence the sexes were popularly mistaken, and the female called carl or winter h., the male fimble (i.e. female), barren, or summer h.: see carl hemp and fimble.

(The quotations from the Saxon Leechdoms appear to refer to some wild British plant, perh. the wild hemp of 5.)

A. 1000 Gloss. in Wr.-Wlcker Voc. 198/12 Cannabum, h©°nep.
A. 1000 Gloss. in Wr.-Wlcker Voc. 198/15 Cannabin, h©°nep.
C. 1000 Sax. Leechd. I. 16 Herba chamepitys ©≠©°t is henep [v.r. h©°nep].
C. 1000 Sax. Leechd. 228 ®¢eos wyrt ©≠e man cannane silfatica, & o©≠rum naman henep nemne©≠.
C. 1325 [implied in hempseed].
C. 1440 Promp. Parv. 235/2 Hempe, canabum.
1523 Fitzherb. Husb. °◊146 In Marche is tyme to sowe flaxe & hempe.
1551 Turner Herbal i. H j b, Hempe..is profitable for many thynges..and specially to make stronge cables, and roopes of.
1578 Lyte Dodoens i. l. 72 Hempe is called in Greeke ka¢nnabij..in English Hempe, Neckeweede, and Gallowgrasse.
1794 Martyn Rousseau’s Bot. xxix. 456 Hemp has a five parted calyx in the flowers which bear stamens, but in the pistilliferous ones it is one-leaved, entire and gaping on the side.
1883 Harper’s Mag. Oct. 715/2 Land that will grow hemp will grow anything.

b.

1523, etc. [see carl hemp].
1577, etc. [see fimble].
1597 Gerarde Herbal ii. ccxxxviii. (1633) 709 The male is called Charle Hempe and Winter Hempe. The female Barren Hempe, and Sommer Hempe.
1753 Chambers Cycl. Supp. s.v., The male Hemp, or summer Hemp, which bears no seeds, and is called by the farmers Fimble-hemp, will have its stalks turn white in July.
1753 Chambers Cycl. Supp., s.v., The remaining plants, which are the female Hemp, called by the farmer Karle-hemp, are to be left till Michaelmas

.

2 The cortical fibre of this plant, used for making cordage, and woven into stout fabrics.

C. 1300 Havelok 782 Hemp to maken of gode lines And stronge ropes to his netes. ?
A. 1366 Chaucer Rom. Rose 1233 A sukkenye, That not of hempe ne [? hempene] heerdis was.
1404 Nottingham Rec. II. 22, xlv. strykes de hempe, iiijd.
1550 Crowley Epigr. 1139 Newe halters of hemppe.
1634 Sir T. Herbert Trav. 105 Long, deepe prams, sowed together with hempe and cord.
1662-3 Pepys Diary 18 Feb., Casting up..accounts of 500 tons of hemp brought from Riga.
1722 Sewel Hist. Quakers vii. (1795) II. 10 Committed to Bridewell and required to beat hemp.
1881 Daily News 18 Apr. 2/8 Tows and hemps move off very freely.

3 In allusion to a rope for hanging.¢”stretchhemp, a person worthy of the gallows. ¢”to wag hemp, to be hanged.

1532 More Confut. Tindale Wks. 715/1 To mocke the sacrament the blessed body of god, and ful like a stretch hempe, call it but cake bred.
1532 More Confut. Tindale, Wks. 715/1 Tindall..feareth not (like one yt would at length wagge hempe in the winde) to mocke at all such miracles.
1599 Shaks. Hen. V, iii. vi. 45 Let not Hempe his Wind-pipe suffocate.
1654 Whitlock Zootomia 60 Of no small use to purge a Common-wealth, without the expence of Hemp.
1849 James Woodman xxviii, If his people catch me, I shall taste hemp.
1864 Lowell Fireside Trav. 56 [He] express[ed] a desire for instant hemp rather than listen to any more ghostly consolations.

b (See quot.) Cf. hempy sb.

1785 Grose Dict. Vulg. T. s.v., Young hemp, an appellation for a graceless boy.

4 A narcotic drug obtained from the resinous exudation of the Indian hemp; bhang; hashish.

1870 Yeats Nat. Hist. Comm. 195 Hemp is employed in other forms besides churrus as a narcotic.
1893 Nation (N.Y.) 9 Feb. 108/1 Its votaries have taken to opium and hemp, the latter of which Sir Lepel Griffin says is far more injurious than tobacco.

5 With qualifying words, applied to numerous other plants yielding a useful fibre, or otherwise resembling hemp: as African hemp, (a) = bowstring hemp (a); (b) Sparmannia africana (Miller Plant-names). American false h., Datisca hirta (Miller Ibid.). bastard h., name given to the British plants Hemp-nettle and Hemp Agrimony (Britten & Holland). Bengal h., Bombay h., Madras h., Crotalaria juncea (Miller). bowstring h., (a) a plant of the genus Sanseviera, esp. S. guineensis, a liliaceous plant of tropical Africa, the leaf-fibres of which are used by the natives for bowstrings and for making ropes; (b) in India, S. Roxburghiana; also Calatropis gigantea (N.O. Asclepiadace©°). brown Indian h., Hibiscus cannabinus (Miller). Canada or Indian h., Apocynum cannabinum, a N. American perennial (J. Smith Dict. Econ. Pl.). Cretan h., Datisca cannabina (Miller). holy h., an old name for Galeopsis Ladanum (Miller). Indian h., a tropical variety of Common Hemp, Cannabis Indica. jute or plant h., Corchoris capsularis (Encycl. Brit.). Kentucky h., Urtica (Laportea) Canadensis and U. cannabina (Miller). Manilla h., the fibre of Musa textilis, of the Banana family. mountain h., Hyoscyamus insanus (Syd. Soc. Lex.). nettle h. = hemp-nettle. Peruvian h., Bonapartea juncea. Queensland h., the tropical weed Sida rhombifolia (N.O. Malvace©°), called also Paddy or Native Lucerne, and Jelly Leaf. ramie h., Boehmeria nivea. sisal h., the fibre of species of Agave, esp. A. Sisalana. Virginian h., willow h., Acnida cannabina, an amarantaceous marsh plant, native of eastern U.S. water h., a name given to Eupatorium cannabinum and Bidens tripartita, in U.S. to Acnida cannabina. wild h., Eupatorium cannabinum (Gerarde), and Galeopsis Tetrahit (Britten & Holland).

1597 Gerarde Herbal ii. ccxxviii. 573 This wilde Hempe called Cannabis spuria, and also Cannabina Spuria, or bastarde Hempe.
1597 Gerarde Herbal, ii. ccxxviii. 573 In English wilde hempe, Nettle hempe, bastard hempe.
1597 Gerarde Herbal ii. ccxxix. 574 The bastarde or wilde Hempes, especially those of the water, are called commonly Hepatorium Cannabinum..in English, water Hempe, bastard and water Agrimonie.
1611 Cotgr., Chanure sauvage, Bastard Hempe, wild Hempe, Nettle Hempe.
1688 R. Holme Armoury ii. 72/2 The bastard Hemp is with several Burs, or hairy Knobs at a distance on the stalk.
1744 J. Wilson Synops. Brit. Pl. 95 Lamium cannabino folio vulgare..Nettle Hemp, or rather Hemp-leav’d dead Nettle.
1796 Withering Brit. Plants (ed. 3), Bidens tripartita, Trifid Doubletooth, Water Hemp, Water Agrimony.
1866 Treas. Bot. 350/2 Crotalaria juncea..This plant is extensively cultivated in..India, on account of the valuable fibre yielded by its inner bark, which is known by the names of Sunn-hemp, Bombay Hemp, Madras Hemp, Brown Hemp, etc.
1866 Treas. Bot. 1015/2 The Bowstring Hemps..are stemless perennial plants.
1897 Morris Austral Engl. 195 Queensland Hemp…is not endemic in Australia.

6 attrib. and Comb.

a attrib. Of hemp; made of hemp, hempen.

A. 1400-50 Alexander 2224 Oure pepill..Halis vp hemp cordis. 1549 Privy Council Acts II. 349/1 Hemp ropes, ml weight.
1599 Acc. Bk. W. Wray in Antiquary XXXII. 243 A p[air] of hempe shetes.
1630 B. Jonson New Inn i. iii, He may, perhaps, take a degree at Tiburne..And so goe forth a Laureat in hempe circle!
1662-3 Pepys Diary 24 Feb., Captn. Cocke and I upon his hemp accounts till 9 at night.
1668 T. Thompson Eng. Rogue ii. i, You have no remedy against a hemp halter I hope.
1875 R. F. Martin tr. Havrez Winding Mach. 32 The wires..in each strand must be twisted round a hemp core.
1893 Daily News 2 Mar. 5/4 Inquiry..into the trade in all preparations of hemp drugs in Bengal.

b Comb., as hemp-close, -cock, -garth, -hammer, -harvest, -harvester, -heckle, -knocker, -plant, -plot, -ridge, -seller, -smoker, -spinner, -stalk, -top; hemp-leaved, -like, -packed, -producing adjs.; hemp-beater, a person employed in beating the rotted stems of hemp, so as to detach the fibre; an instrument used in doing this; hemp-brake, an instrument for bruising or breaking hemp; hemp-bush, an Australian Malvaceous plant, Plagianthus pulchellus, yielding a hemp-like fibre; hemp-cake, the residue of crushed hempseed, after extraction of the oil; hemp-dike, -dub, -pit (dial.), a small pond for steeping green hemp; hemp-hards, -hurds: see hards; hemp-hatcheler, -heckler = hemp-dresser; hemp-oil, the oil pressed out of hempseed; hemp-palm, a palm, Cham©°rops excelsa, of China and Japan, the fibres of which are made into cordage; ¢”hemp-roll (see quot.); hemp-sick a. (cf. hempen 1 b, quot. 1785); hempwort, any plant of the Hemp family; hemp-yard, a piece of ground on which hemp is grown, a hemp-garth or hemp-close.

1615 E. S. Brit. Buss in Arb. Garner III. 653 Will convert..our vagabonds..into lusty *hempbeaters.
1725 Vanbr. Prov. Wife iv. iii, That fist of her’s will make an admirable hemp-beater [in Bridewell].
1886 Syd. Soc. Lex. s.v., Hempbeaters, carders, and spinners..suffer from dust arising from the material.
1873 Boutell & Aveling Heraldry Gloss., *Hemp-brake or Hackle, an instrument for bruising hemp.
1878 Ure’s Dict. Arts IV. 364 *Hemp cake is chiefly used for adulterating linseed cake.
1698 Froger Voy. 58 The Fields..are like those of our *Hemp-Closes.
1669 Worlidge Syst. Agric. xii. (1681) 250 Stick them on the tops of *Hemp-cocks or Wheat-sheaves.
1877-89 N.W. Linc. Gloss., *Hemp-croft, -garth, -yard, the gardens attached to old cottages commonly went by one of these names, as they were in former days used mainly for growing hemp.
1878 Cumberld. Gloss. *Hemp dub, a small pond used for steeping green hemp.
1627 Merton Reg. II. 296 Unum *Hempegarth simul cum libertate communii.
1663 MS. Indent. of Barlby (Yorksh.), An orchard, a hempgarth, two gardens.
1637 Nabbes Microcosm. v, The shrieks of tormented ghosts [are] nothing to the noise of *hemphammers.
1707 Mortimer Husb. v. xi. 120 ‘Tis a very great help to the Poor; the *Hemp-harvest coming after the other Harvest.
1724-7 Ramsay Tea-t. Misc., Bob of Dumblane, Lend me your braw

*hemp heckle.

1579 Langham Gard. Health (1633) 300 Apply it with *Hempe-hurds to the heate of the Liuer and stomach.
1586 Praise of Mus. 76 That petie and counterfait Musick which..*hempknockers [make] wt their beetels.
1744 *Hemp-leaved [see sense 5]. 1712 tr. Pomet’s Hist. Drugs I. 158 The burnt Oil they make use of in *Hemp-Oil.
1839 R. S. Robinson Naut. Steam Eng. 39 This kind..keeps steam-tight with far less friction than the *hemp-packed piston. 16.. Add. MS. 31028 lf. 7 (N.W. Linc. Gloss.) Drowned in a *hempe pitt near a little sink of hempe.
1832 G. A. Herklots tr. Cust. Moosulm. India Gloss., Gunja..the leaves or young leaf-buds of the *hemp plant.
1678 Butler Hud. iii. ii. 43 Like Thieves that in a *Hemp-plot lie Secur’d against the Hue and Cry.
1824 Mactaggart Gallovid. Encycl., *Hemp-riggs, ridges of fat land whereon hemp was sown in the olden time.
1696 J. F. Merchant’s Ware-ho. 23 The next..Linnen, is called *Hemp Roles, it is always brought into England brown, and is a strong coarse Linnen..and..when whited very good for Sheets for Poor People.
1785 Life Miss Davis 5 He..was convicted and hanged..and her *hemp-sick husband laid in the earth.
1875 Knight Dict. Mech. 1099/2 *Hemp-stalks are beaten to remove the bark and cellular pith from the fiber.
1853-5 Cassell’s Pop. Educ. IV. 29/1 Cannabinace©° or *Hempworts.
1378 Durham MS. Cell. Roll, In plumbo empto pro uno aqueducto in le *Hempyard.
1725 Bradley Fam. Dict. s.v. Hemp, Pigeons dung is good for Hemp Yards.

Hence hemp v. trans. (rare), to halter, to hang.

A. 1659 Cleveland Lenten Litany ii. i, That if it please thee to assist Our Agitators and their List, And Hemp them with a gentle twist.


Pantagruelion

The French physician of the sixteenth century, Rabelais, tells the story of a wonder herb, Pantagruelion which was discovered and prepared by the Pantagruel. Pantegreulin [sic] requires sophisticated and extensive methods of distillation and preparation. It is then used for poisoning criminals and enemies, for suicide and, of course, for wonderful medical feats as well. The juice of Pantagruelion, “kills all manner of vermin” in the ears. It also “serves to soften the nerves, distend the joints, alleviates the contractions of gout and rheumatism”. Rabelais’ praise does not stop here. Panagruelion is nothing short of omnipotent panacea or axis mundi. “Without Pantagruelion, your kitchen would be werteched… How without Panagruelion could we ring the church bells…” Panagruelion is also toxic. “One and all were indignant that, without being otherwise sick, they suddenly found panagruelion obstructing, more villainously than angina… Alas, this was not Pantagruel, who was never a hangman…”. How is it possible that the discoverer of such a beneficial drug is suspected of being a hangman? One reason is that “thanks to Panagruel’s discovery of this use of panagruelion, many a bandit finished his life high and short”. In early modern Europe, Executioners often provided medical advice to the common folk who trusted the executioners’ know how in matters of life, death and human anatomy. Let’s remember that physicians supervise executions to this very day.

Barilan, Y. Michael, “Pantagruelism: A Rabelaisian inspiration for Understanding Poisoning, Euthanasia and Abortion in The Hippocratic Oath and in Contemporary Clinical Practice”. Theoretical Medicine and Bioethics, 22.3, 2001. Springer

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Posted 11 January 2013. Modified 26 June 2017.

One thought on “Fragment 490162

  1. Marc Cuyvers

    Pope Innocent VIII (1432-1492) issued in 1484 a papal bull called “Summis desiderantes” which demanded severe punishments for magic and witchcraft, which at the time usually meant the use of medicinal and hallucinogenic herbs. Indeed, the papal bull specifically condemned the use of cannabis in worship instead of wine.
    The principles Pope Innocent VIII outlined became the basis for the terrifying and torturous witch-hunters’ handbook, the Malleus Maleficarum (1487).
    Further, Pope Innocent VIII was a major supporter of the vicious Inquisition, and in 1487 he appointed the infamous and sadistic Spanish friar Torquemada as Grand Inquisitor. Under Torquemada’s authority, thousands of traditional female healers, users of forbidden plants, Jews, and other “heretics” were viciously tortured and killed during the “witch-hunts” of the Spanish Inquisition. This reign of terror gripped Europe well into the 17th Century.
    Catholic Inquisitors tortured and killed many more in Central and South America, where peyote, ololiuqui and other sacred plants of the Aztec culture were prohibited as “works of the devil.” Ironically, while the Church was slaughtering cannabis users in Europe, the Spanish conquistadors were busy planting hemp around the New World for use as clothing, rope and sails.

    By Dana Larsen

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