Piémont

Piémont

Le Piémont est une région du nord-ouest de l’Italie. Le Piémont tire son nom de sa situation géographique, au pied des Alpes. Traversé par le Pô, son chef-lieu est Turin[1].


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Notes

Piémont

Le Piémont est une région du nord-ouest de l’Italie. Le Piémont tire son nom de sa situation géographique, au pied des Alpes. Traversé par le Pô, son chef-lieu est Turin.
Le territoire qui correspond au Piémont d’aujourd’hui fut habité par des populations d’origine celto-ligure, qui ont été soumises à la culture romaine depuis le iie siècle avant notre ère. De nombreuses villes piémontaises conservent d’importantes traces de l’époque romaine. Le Piémont a été, à plusieurs reprises, ravagé lors d’incursions des tribus germaniques et, pendant le Haut Moyen Âge, a été une liaison entre le royaume des Lombards et celui de Bourgogne principalement en raison du col du Mont-Cenis. En 1418, à la mort de Louis de Piémont et l’extinction de la branche de sa famille, la principauté du Piémont revient au duc de Savoie, lequel a la faveur de l’empereur et représente, pour celui-ci, une opposition fiable au parti guelfe. Dès 1494, le Piémont est embrasé par les guerres d’Italie. Dans la première moitié du xvie siècle, le pays devient le lieu de batailles entre des armées étrangères, ce qui bloque la vie culturelle. Avec le retour du duché de Savoie et le déplacement de la capitale de Chambéry à Turin en 1563, commence une nouvelle époque au cours de laquelle le sentiment national piémontais devient toujours plus fort.

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Guerres d’Italie

Les guerres d’Italie sont une suite de conflits menés par les souverains français en Italie au cours du xvie siècle pour faire valoir ce qu’ils estimaient être leurs droits héréditaires sur le royaume de Naples, puis sur le duché de Milan.
Le royaume de Naples, jusqu’en 1442, est aux mains de la maison d’Anjou, maison cadette des Capétiens. À cette date, l’Aragon avec le roi Alphonse V en prend le contrôle. La maison d’Anjou essaie alors sans relâche d’en reprendre possession. Son dernier représentant, René d’Anjou meurt en 1480 : ses droits sur le royaume de Naples passent alors au royaume de France, où règne Louis XI, puis, à partir de 1483, Charles VIII.
Charles VIII doit faire d’importantes recherches dans les archives pour prouver le bien-fondé de ses prétentions, d’autant plus que la maison d’Anjou a perdu ses possessions napolitaines en 1442. Ce legs comprend aussi le royaume de Jérusalem, qui sera occupé par les mamelouks jusqu’en 1517. Trois traités diplomatiques assurent à la France la neutralité de l’Espagne par le traité de Barcelone en 1493 (Ferdinand II d’Aragon récupère le Roussillon et la Cerdagne), de l’Angleterre par le traité d’Étaples en 1492 et de l’empereur Maximilien par le traité de Senlis en 1493. Dans ces derniers accords, Charles VIII renonce à la Franche-Comté, dot de l’ancienne fiancée du roi Marguerite d’Autriche, mais que Maximilien a déjà récupérée.
En 1486, certains barons du royaume de Naples, restés fidèles aux Angevins, se révoltent. Vaincus ils se réfugient en France. Les monarques français vont alors essayer de faire valoir leurs droits pendant près de 60 ans.
Charles VIII est en outre incité à se rendre en Italie par Ludovic le More, tuteur du duc de Milan Jean Galéas Sforza. Ludovic le More est inquiet de la rupture possible de l’équilibre en Italie : l’alliance formée dès 1467 par Florence, Milan et Naples, pour lutter contre la puissance vénitienne, bat de l’aile et Pierre l’Infortuné, le successeur de Laurent le Magnifique, se rapproche du royaume de Naples.
En outre, le projet de Charles VIII est discrètement soutenu en Italie même par une faction, à la tête de laquelle se trouve “le cardinal Giuliano della Rovere le futur Jules II, [qui] comptait sur l’appui des Français pour faire déposer le pape régnant Alexandre VI Borgia.”

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Rabelais et la morte de Guillaume du Bellay

On sait que Rabelais avait suivi à Turin Guillaume du Bellay, seigneur de Langey, loraque celui-ci fut chargé d’exercer, par intérim, en l’absence du maréchal d’Annebault, les fonctions de lieutenant-général du roi en Piémont. Rabelais séfourna donc au delà des Alpes du début de 1540 jusqu’à la fin de 1542; il assistait le sieur de Langey en qualité de médicin et it était son intermédiaire auprès d’humanistes comme Jean de Boyssonné, Guillaume Bigot, et de l’évêque Guillaume Pellicier, ambassadeur du Roi. Son séjour à Turin a été raconté en détail par M. Heulhard [Arthur Heulahard, Rabelais, ses voyages en Italie, son exil à Metz, Paris, 1891, pp. 93-184], et nous n’avons rien trouvé à ajouter à ce qu’il a dit.

En decembre 1542, Guillaume du Bellay, se sentant mortellement atteint du mal qui le minait depuis longtemps, obtint son congé et malgré l’hiver, se mit en route vers la France. Rabelais le suivit avec une nombreuse escorte d’amis et de serviteurs, dont il nous a laissé en partie les noms. Il assista à la mort de son maître, qui se produisit à Saint-Symphorien-en-Laye, près de Tarare, le 9 janvier 1543 [Livre III, chapitre xxi, et livre IV, chapitre xxvii].

Victor-Louis Bourrilly [1872–1945]
Rabelais et la mort de Guilliaume du Bellay, seigneur de Langey (9 janvier 1543)
p. 51
, 51-54

In

Revue des études Rabelaisiennes
Tome 2
p. 51
Paris: Honoré Champion, 1904
Gallica

Posted 15 March 2017. Modified 16 March 2017.

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