Galen

Galen

In Chapter 52 Rabelais invokes the Greek physician Galen (129–c. 200 AD) to substantiate his refutation of the claim that the salamander can withstand the heat of a great furnace.

Later in that chapter, Rabelais speaks of the larix, a tree whose root provides “le bon Agaric” and whose trunk provides a resin so excellent that “Galen dares equate it to turpentine.”


Notes

The salamander

Do not compare here the salamander. That’s a mistake. I confess indeed that a little fire of straw refreshes and rejoices it. But I assure you that in a great furnace it is, like every other animal, suffocated and consumed. We have seen the experiment of it. Galen has long ago confirmed and demonstrated it, Book 3, De temperamentis, and Dioscorides maintains this, Book 2.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Le Tiers Livre des faictz et dictz Heroïques du noble Pantagruel. Composez par M. François Rabelais docteur en Medicine. Paris: Michel Fezandat, 1552. Chapter 52. Les Bibliotèques Virtuelles Humanistes

Galen

Aelius Galenus or Claudius Galenus (Greek: Κλαύδιος Γαληνός; September 129 AD – c. 200/c. 216), often Anglicized as Galen and better known as Galen of Pergamon was a prominent Greek physician, surgeon and philosopher in the Roman Empire. Arguably the most accomplished of all medical researchers of antiquity, Galen influenced the development of various scientific disciplines, including anatomy, physiology, pathology, pharmacology, and neurology, as well as philosophy and logic.

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Chap. xxi. Comment Gargantua feut institué par Ponocrates en telle discipline, qu’il ne perdoit heure du iour.

Au commencement du repas estoyt leur quelque histoire plaisante des anciennes prouesses: iusques à ce qu’il eut print son vin. Lors (sy bon sembloyt) on continuoyt la lecture: ou commenceoient à diviser ioyeusement ensemble, parlans pour les premiers moys de la vertus, proprieté/ efficace/ & nature, de tous ce que leur estoyt servy à table. Du pain/ du vin/ de l’eau/ du sel/ des viandes/ poissons/ fruictz/ herbes/ racines/ et de l’aprest d’ycelles. Ce que faisant aprint en peu de temps tous les passaiges à ce competens en Pline, Atheneus, Dioscorides, Galen, Porphyrius, Opianus, Polybieus, Heliodorus, Aristotele, Aelianus, & aultres. Iceulx propos tenens faisoient souvent, pour plus estre asseurez, apporter les livres sudictz à table. Et si bien & entierement retint en sa memoire les choses dictes, que pour lors n’estoit medicin, qui en sceust à la moytié tant comme ilz faifaisoient.

Le temps ainsi employé luy frotté, nettoyé, & refraischy d’habillemens, tout doulcement s’en retournoyt & passans apr quelques prez, ou aultres lieux herbuz visitoient les arbres & plantes, les conferens avec les livres des anciens qui en ont escript comme Theophraste, Dioscorides, Marinus, Pline, Nicander, Macer, & Galen. Et en emportoient leurs plenes mains au logis, desquelles avoyt la charge un ieune page nommé Rhizotome, ensemble des marrrochons, des pioches, cerfouetes, beches, tranches, & aultres instrumens requis à bien arborizer.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Gargantua. La Vie Inestimable du Grand Gargantua, Pere de Pantagruel, iadis composée par l’abstracteur de quinte essence. 1534. Ch. 21. Athena

Galen and Hippocrates

p. 67

Les merites du medecin chez Rabelais n’ont jamais été contestés: son habilieté de praticien a été vantée par ses contemporains, et les connaissances techniques en médecine et en botanique dont témoigne chaque page de son livre lui ont conquis l’admiration de nos savants modernes.

C’est pour trouver réponses à ces questiopns que nous étudierons les trop rares documents qui nous restent sur sa carrière scientifique, les Aphorismes d’Hippocrate, les Lettres de Mainardi, le Testament de Cuspidius et la Topographie de Rome de Marliani, publiés à Lyon chez Gryphe entre 1532 et 1534.

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La première en date de ces publications est le volume qui a pour titre: Jo. Manardi Ferrariensis Medici Epistolarum medicinalium Tomus secundus, nunquam antea in Gallia excussus. — Lugduni, apud Seb. Gryphium, M D XXXII.

Ce Manardi était un médecin italien qui vivait à Ferrare des libéralités d’un Mécène, Alphonse Trotto. Il semble s’être consacré spécialement à la collation et au commentaire des manuscrits de traités médicaux grecs et latins. En 1525, il avait publié à Ferrare un premiere volume comprenant six livres de Lettres sur la médecine. Tiraqueau avait été frappé du mérite de ces lettres qui lui semblaient, nous dit Rabelais, « dictée par Paeon ou Esculape, » et il ne cessait de vanter à son ami la science de Manardi. Aussi, dès que parut à Ferrare le second volume, Rabelais se hâta d’en donner une édition à Lyon, en la plaçant sous les auspices de Tiraqueau, qui, dit-il, a bien mérité de la médecine par l’éloge qu’il a fait de cette science dans ses Commentaires des lois municipales du Poitou. — Ce volume comprend six livres de lettres, de consultations et surtout de commentaires de livres de médecine anciens et modernes.

La troisième lettre du livre VIII, par exemple, ne contient pas moins de 120 pages d’annotations et remarques sur une traduction de la Botanique de Dioscoride par Marcellus — Les trois pages de la Dédicace (Epistola Nuncupatoria) répresent toute la part de Rabelais dans cet ouvrage.

p. 70

Rabelais voulut collaborer lui-même, et, en juillet 1532, il donnait une édition des Aphorismes d’Hippocrate.

p. 71

Les origines de cette publication nous sont connues par la lettre de dédicace à Geoffroy d’Estissac.

Rabelais, immatriculé à la Faculté de médecine de Montpellier le 16 septembre 1530, avec été reçu bachelier, dès le 1er novembre de la même année, par une faveur accordée sans doute à son âge et à ses études antérieures. Comme tout les bacheliers, il eut à faire pendant trois mois un cours à la Faculté. Il commenta les Aphorismes d’Hippocrate et l’Art médical de Galien davant un nombreux auditoire, comme il nous l’apprend lui-même « frequenti auditorio.» — Ayant comparé les interprétrations des commentateurs avec les manuscrits et spécialement avec un manuscrit grec qu’il possédait, très ancien, et d’une écriture très élégante et très pure, il s’aperçut que ses prédécesseurs avaient tantôt omis beaucoup de mots.…

L’année suivant, à Lyon, où Rabelais s’était établi, Sebastien Gryphe, ayant aperçu ces notes dans ses papiers, les lui demanda pour une édition de traites médicaux antiques qu’il se proposait depuis longtemps de publier. Rabelais y consentit d’autant plus aisément qu’il avait l’intention de livrer ces notes au public.

p. 72

Hippocratis ac Galeni libri aliquot, ex recognitione Francisci Rabelaesi, medici, omnibus numeris absolutissimi

Pour apprécier l’originalité de cette publication, il faut la comparer aux éditions d’Hippocrate antérieures. En 1562 avaient paru chez Alde Manuce les œuvres complètes d’Hippocrate en grec. La même année, à Paris, le libraire Claude Chevallon donnait une édition des Aphorisms et des Pronistics d’Hippocrate d’après les traductions de Leonicenus et de Laurentius Laurentianus, qui constituaient alors la vulgate latine de ces traités médicaux.

p. 74

Le succès de ce livre, attesté par une seconde édition, doit donc être attribué au nom de l’éditeur, à la commodité du format, à l’addition du texte grec des Aphorisms plutôt qu’à la valeur des ces annotations marginales.

Rabelais publia encore chez Sébastion Gryphe deux volumes. Le premierm dédié à Mymeri Bouchard, alors maître des requêtes ordinaires de François Ier, est un opuscule contenant le Testament de Cuspidius et un contract de vente: Ex reliquiis venerandae antiquitatis Lucii Guspidii Testamentum, item Contractus venditionis antiquis Romanorum temporis initus. Lugduni [Lyon], apud Gryphium, 1532.

p. 76

Susanneau nous apprend qu’en 1537 il commenta, à Montpellier, les Pronostics d’Hippocrate, « graece, » c’est-à-dire d’après un texte grec, et, suivant M. Auguste Germain [L’Ecole de médecine de Montpellier, p. 71], il serait le seul professeur de 1488 à 1793 qui ait expliqué ainsi un médecin grec dans le texte original. Nous avons vue que son édition des Aphorismes ne dénote aucune aptitude philologique particulière. Il se content d’opposer les leçons de son propre manuscrit à d’autres manuscrits, sans faire la critique de ce document; il lui suffit qu’il soit ancien et bien écrit. Il y puise indiscrètement pour surcharger de gloses inutiles un texte généralement clair. Ce n’est pas ainsi que procédaient les grands humanistes de l’époque.

Il y a plus: la méthod philologique, même judicieusement appliquée, ne pouvait être fécond dans les sciences médicales. En fait [Note: Cf. L Figard, Une médecin philosophe au XVIe siècle. Étude sur la psychologie de Jean Fernel (thèse pour le doctorat ès-lettres), Paris, Alcan, 1903, p. 80], les grandes découvertes du XVIe siècle en médecine sont dues à des esprits aventureux, affranchis de tout respect pour la tradition antique, qui n’attendaient rien que de l’observation directe. Or, si Rabelais n’a point

p. 77

dédaigné la méthode d’observation, comme ses dissections en font foi, du moins il ne lui a ni sacrifié, ni même subordonnée la méthode philologique. Pour ruiner l’influence des empiriques et des charlatans, il croyait avec beaucoup de médecins savants de son temps que le moyen le plus sûr était de faire de la médecine une science d’érudition. N’était-ce pas le retour aux sources antiques qui avait été la cause du progrès dans les sciences juridiques par example? Revenir à Hippocrate et à Galien par delà les Commentaires et gloses des Scholastiques et de Arabes était probablement pour Rabelais la condition essentielle du progrès en médecine. On a donc tort de le représenter parfois comme un précurseur des méthodes scientifiques actuelles; ce portrait de Rabelais, prototype de nos savants modernes, est peut-être aussi faux que l’effigie, qui eut cours si longtemps d’un Rabelais bouffon, créé à l’image de ses héros.

Plattard, Jean, “Les publications savant de Rabelais.” In Revue des études Rabelaisiennes. Tome 2. Paris: Honoré Champion, 1904. Gallica

Françis Rabelais

Rabelais compose plusieurs épîtres dédicatoires en latin, qui servent de préface pour des ouvrages anciens ou d’Italie. L’édition du second volume des lettres de Manardi de juin 1532 se trouve ainsi introduite par une lettre adressée à Tiraqueau dans laquelle il exprime son admiration du médecin italien, restaurateur de la « médecine ancienne et authentique », par différence avec les adeptes d’une tradition dépassée, qui s’accrochent à une « odyssée d’erreurs »[61]. Si les plaisanteries et les comparaisons imagées rappellent le style du romancier, la déploration de la crédulité populaire et le souhait du renouveau scientifique sont partagés par nombre de ses contemporains. La même année, Sébastien Gryphe souhaite éditer les textes d’Hippocrate et de Galien avec les commentaires de Rabelais. Celui-ci, dédiant son travail à Geoffroy d’Estissac, en appelle notamment à la plus grande vigilance dans les livres de médecine, où les incorrections engendrent des conséquences mortelles. Le choix d’un format réduit pour cette édition, en in-16, lui confère alors son originalité et s’explique par le souhait de rendre accessible aux étudiants une vulgarisation de ces écrits canoniques [62].
61. Huchon 1994, p. 980
Mireille Huchon (avec la collaboration de François Moreau), Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » (no 15), 1994
62. Jean Plattard, « Les publications savantes de Rabelais », Revue des études rabelaisiennes, no 2,‎ 1904, p. 67-77 (lire en ligne:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1968_num_46_3_2735)

Wikipédia (Fr.). Publications savantes. Wikipédia

Posted 20 January 2015. Modified 15 May 2017.

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