arrived at the port of Thalasse

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arrived at the port of Thalasse,

Original French:  arriua au port de Thalaſſe

Modern French:  arriva au port de Thalasse


When Pantagruel outlined their projected voyage to his father in Chapter 48 of The Third Book, Gargantua gave his blessing to the voyage. “My treasury is entirely at your disposal,” Gargantua said. “Take any ships you please from my arsenal at Thalassa, and any pilots, sailors, or interpreters you require.” LeFranc identified Thalassa with the Tallart, a locality in Saint-Malo.


Notes

Thalasse

The sea. Rabelais.

Cotgrave, Randle (–1634?), A Dictionarie of the French and English Tongue. London: Adam Islip, 1611. PBM

Thalasse

Ce port de Thalasse, que Gargantua appelle mon arsenac de Thalasse (chapitre XLVIII), doit étre ou le Havre-de-Grace que François Ier fit fortifier, et nomma Françoisville de son nom, ou le port de Saint-Servan, qui est le port de la ville de Saint-Malo. L’auteur y fait arriver Pantagruel et sa suite, parceque c’est en effet à ce port qu’il falloit s’embarquer pour aller aux îles Ogygies, que Plutarque place dans l’Océan, à l’occident, entre la petite et la grande Bretagne, et parceque les Malouins ont passé de tout temps pour les plus grands navigateurs et les meilleurs marins. Il donne à ce porte le nom de port de Thalasse, qui signifie en grec port de mer, sans doute parceque ce port est, en Bretagne, appelée par les ancient auteurs, Amorica, et encore aujourd’hui, dans la langue du pays, amoric ou arvoric, en francois l’amorique, c’est-à-dire maritime, de l’adjectif breton amoric, dérivé du breton ar mor, sur la mer. C’est sans doute aussi par allusion à cet ancien nom d’Amoricææ civitates, donné par César aux villes de cette province, et à presque toutes les villes maritimes des Gaules, situées sur l’Océan, que Rabelais donne aux habitants d’une partie de ces côtes le nom de Thalassiens, qui n’est que la traduction de l’ancien nom celtique. Le voyage que fit Henri II en 1544, et qui partit du Harvre pour descendre en Angleterre, ont pu donner à Rabelais l’idée du voyage maritime de Pantagruel. «Le roy, dit Bouchet, folio 317, fit venir toute son armée de mer au Havre et port de Grace, de laquelle étoit chef et cap;itaine général le seigneur d’Annebault, admiral de France… Peu de temps après l’armée du roy partit faisant voile vers la coste d’Angleterre, partie de laquelle aborda à une isle nommée Vuich (Wight), où la partie des François eux estans desparqués, entrèrent à force d’armes, se combattant virillement et en grande hardiesse avec ceux de ladite isle, desquels firent grand desconfiture et occision. Et depuis ladite armée estant preste d’aborder en Angleterre,m fut contremandée par le roy; et au retour de ce voyage rencontrèrent quelques naves d’Anglois dont ils prindrent partie, et les mirent en fonds, et depuis firent eux-mesmes persécutés d’un orage et tempeste de mer, laquelle les rejeta en leur port et Havre.»

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres de Rabelais (Edition Variorum). Tome Cinquième. Charles Esmangart (1736–1793), editor. Paris: Chez Dalibon, 1823. p. 249. Google Books

Arsenal de Thalasse

Quel est donc ce grand arsenal de Thalasse, situé près Saint-Malo, que Gargantua met à la disposition de son fils, et qui va jouer un rôle si important dans les préparatifs du voyage? Il existe précisément aussi près que possible de Saint-Malo, puisqu’il forme l’un des côtés de son port, un lieu bien connu dans son histoire qui s’appelle Tallard ou le Tallard. Cet emplacement qui limitait à l’est et au sud-est le port de Saint-Malo, jadis deux fois plus grand qu’adjourd’hui, fournissait matière, par son nom même, à l’un de ces jeux de mots que Rabelais affectionnait. Nul doute que cet arsenal de Thalasse ([gk], mer, et par extension marine) ne désigne le Tallard, situé juste en face de l’enceinte fortifiée de Saint-Malo et qui, tout en limitant son port, pouvait être considéré comme un territoire distinct. Aujourd’hui encore, les chantiers de construction de cette ville et son bassin à flot sont bornés à l’est par le Petit-Tallard. C’est en somme le seul nom ancien et vraiment caractéristique qui ait persisté dans la nomenclature topographique du port.

Y a-t-il lieu de penser que Rabelais, en donnant une telle importance à l’arsenal de Thalasse, qu’il présent comme un endroit tout spécialement cher à Gargantua et dont le souvrain a le drot d’être fier, ait obéi à des préoccupations particulièrs? C’est là une hypothèse que nous admettrions volontiers. Si notre auteur a choisi le voisinage de Saint-Malo, ce fut d’abord en raison des liens qui esistaient entre cette ville et Jaqcues Cartier, personnage avec laquel tous les critiques s’accordent à identifier le pilot principal de Pantagruel nommé Jamet Brayer. Il est permis de supposer aussi avec une certaine vraisemblance que, vers cette époque, des projects d’extension furent élaborés en faveur du port breton, qui, comme Dieppe et La Rochelle, fournissait alors à la France ses marins les plus expérimentés et les plus hardis. On sait que François Ier songea à divers agrandissements de ce genre. Avant de choisir le Havre pour y faire exécuter des travaux si considérables, il avait hésité entre plusieurs autres points du litoral de la Manche qu’il n’oublia pas par la suite.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Oeuvres. Édition critique. Tome Cinquieme: Tiers Livre. Abel Lefranc (1863-1952), editor. Paris: Librairie Ancienne Honoré Champion, 1931. Introduction, p. xcvii. Internet Archive

Gargantua speaking

Filz trescher, après mon decès guardez que telles loigs ne soient en cestuy Royaulme receues: tant que seray en ce corps spirant & vivent, ie y donneray ordre tresbon avec l’ayde de mon Dieu. Puys doncques que de vostre mariage sus moy vous deportez, i’en suis d’opinion. Ie y pourvoiray. Aprestez vous au voyage de Panurge. Prenez avecques vous Epistemon, frère Ian, & aultres que choisirez. De mes thesaurs faictez à vostre plein arbitre. Tout ce que ferez, ne pourra ne me plaire. En mon arcenac de Thalasse prenez equippage tel que vouldrez: telz pillotz, nauchiers, truschemens, que vouldrez: & à vent oportun faictez voile on nom & protection du Dieu servateur. Pendent vostre absence ie feray les appretz & d’une femme vostre, & d’un festin, que ie veulx à vos nopces faire celèbre, si oncques en feut.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Le Tiers Livre des Faicts et Dicts Heroïques du bon Pantagruel: Composé par M. Fran. Rabelais docteur en Medicine. Reueu, & corrigé par l’Autheur, ſus la cenſure antique. L’Avthevr svsdict ſupplie les Lecteurs beneuoles, ſoy reſeruer a rire au ſoixante & dixhuytieſme Liure. Paris: Michel Fezandat, 1552. Chapter 48. Les Bibliotèques Virtuelles Humanistes

Thalassa

Thalassa (properly=Sea), a fanciful name Rabelais chose to give his harbour.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), The Five Books and Minor Writings. Volume 1: Books I-III. William Francis Smith (1842–1919), translator. London: Alexader P. Watt, 1893. p. 587. Internet Archive

Thalasse

Du grec Θαλασσα, «mer»; selon A. Lefranc, Les navigations de Pantagruel, Paris, H. Leclerc, 190, p. 39, ce port pourrait être Le Tallart, près de Saint-Malo.

Rabelais, François (ca. 1483–1553), Œuvres complètes. Mireille Huchon, editor. Paris: Gallimard, 1994. p. 500 n. 2.

thalass

thalass(o)-, from Greek qa´lassa sea, and qala´ssi-oj marine, formative elements of learned words.
thalassome’trician nonce-wd., one who measures the sea.
thala’ssophilous a. [-phil], fond of the sea, living in the sea.
thalasso’phobia, a morbid dread of the sea.
thalasso’therapy


Thales

“Let all our discourse begin with a reference to Thales.” So Anaximenes wrote to to Pythagoras reporting the sad demise of the Milesian astronomer, according to Diogenes Laërtius. Thales had climbed a hill in the company of a Thracian handmaid, and while looking at the stars, tumbled off a cliff into the sea. The girl reported that he was so eager to know what was going on in heaven, he could not see what was before his own two feet.Thales is known as the first of the Greek philosophers — he once diverted a river for the passage of King Crœsus.

This fall of one of the seven sages has caused much mirth among the antique comedians, from honey-headed Plato to wool-sacked Bacon, who uttered the jest, that had Thales looked down, he might have seen the stars in the water, but looking aloft, he could not see the water in the stars. A pithy jibe since Thales, known as the nautical philosopher, maintained that all things spring from water. The herbalist Gerard drew this moral from Thales’ tumble: “Who would therefore look dangerously up at Planets, that might safely look down at Plants?”

Thales of Miletus was born around 624 BC, died in about 546 BC, and is famous for having predicted an eclipse of the sun. He probably appropriated the method from the Egyptians or the Chaldeans, and it was accurate to only within a year or so. Be that as it may, the eclipse occurred at a propitious moment, halting a battle between the Lydians and the Medians, and the sun was almost totally obscured.

Jissom, Sven, The Parallel Lives. Payroll Jelly

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Posted 9 February 2013. Modified 4 January 2018.

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